Le CNB a adopté en date du 12 février 2011 deux importantes mesures en faveur des collaborateurs et collaboratrices libéraux, et ce à l’initiative de la FNUJA.
Ainsi, il a été intégré au Règlement Intérieur National (R.I.N.) de la profession d’avocat la possibilité pour le collaborateur libéral de prendre un congé paternité en cas de naissance ou d’adoption (plus précisément dans ce cas, lors de l’arrivée au foyer de l’enfant), et ce sans perte de sa rétrocession.
Le collaborateur nouveau père pourra désormais non seulement bénéficier des indemnités journalières versées par le Régime Social des Indépendants (R.S.I.) pendant 11 jours consécutifs, ou 18 jours en cas de naissances ou adoptions multiples, mais surtout il verra sa rétrocession maintenue sous la seule déduction des indemnités journalières qu’il aura perçues.
L’unique condition mise à cette suspension de la collaboration, au sens retenu par la jurisprudence de simple suspension de l’exécution du contrat, est que le collaborateur cesse toute activité professionnelle pendant ce congé.
Le texte adopté est le suivant :
“Paternité
Le collaborateur libéral est en droit de suspendre sa collaboration pendant onze jours consécutifs, durée portée à dix-huit jours consécutifs en cas de naissances ou adoptions multiples, débutant dans les quatre mois suivant la naissance ou l’arrivée au foyer de l’enfant.
Il en avise celui avec lequel il collabore un mois avant le début de la suspension.
Le collaborateur libéral reçoit pendant la période de suspension sa rétrocession d’honoraires habituelle, sous la seule déduction et jusqu’à due concurrence des indemnités journalières perçues dans le cadre du régime d’assurance maladie des professions libérales.”
Ce texte entrera en application dès que le processus de publication aura été effectué.
Par ailleurs, et concernant les collaboratrices libérales, le C.N.B. a porté de 12 à 16 semaines la durée du congé maternité.
Le nouveau libellé de la disposition de l’article 14.3 du R.I.N. sur ce point est le suivant :
“Maternité
La collaboratrice libérale enceinte est en droit de suspendre sa collaboration pendant au moins seize semaines à l’occasion de l’accouchement, réparties selon son choix avant et après accouchement avec un minimum de six semaines après l’accouchement.
La collaboratrice libérale reçoit pendant la période de suspension de seize semaines sa rétrocession d’honoraires habituelle, sous la seule déduction des indemnités versées dans le cadre des régimes de prévoyance collective du barreau ou individuelle obligatoire.”
Cette nouvelle durée du congé maternité s’appliquera à tous les contrats de collaboration libérale en cours, à condition que le congé maternité n’ait pas débuté à la date de publication de la décision au Journal Officiel.
La durée du congé maternité de la collaboratrice libérale est donc désormais identique à la durée de droit commun.
Bien sûr des dispositions locales plus favorables à la collaboratrice sont, comme toujours, possibles.
Alors même que les avocats se battent au quotidien pour l’égalité des droits, il est plus que logique que la profession d’avocat s’aligne sur les dispositions les plus favorables.
L’UJA de BAYONNE se félicite de cette avancée !
Teddy VERMOTE, Président UJA de BAYONNE